L’accusé de John Grisham

Sur les recommandations d’un ami, je me suis lancé dans la lecture de ce thriller inspiré de faits réels.

L'accusé

  • Le résumé de Daniel Telliez : Ce matin de décembre 1982, la jeune Debbie Carter gît, étranglée et violée, au pied de son lit défait.
    La nouvelle pétrifie la petite ville d’Aria, perdue au cœur de l’Oklahoma. Bientôt la fièvre s’empare des services de police, jusqu’au délire. Comment expliquer que Glen Gore, dernière personne à avoir vu la victime vivante, n’ait pas été soupçonné ? Pire : comment accorder du crédit à sa seule version des faits ?
    Un innocent, Ron Willianson, va pâtir de ces grossières erreurs. Certes, son profil ne plaide pas en sa faveur : ancienne gloire locale du base-ball, alcoolique, dragueur invétéré et dépressif chronique, il fait un coupable idéal.
    Mais les charges sont minces. Faux témoignages, interrogatoires musclés, acharnement : le calvaire de Williamson durera douze ans avant qu’il ne soit arraché de justesse au couloir de la mort…

 

  • Le mot de l’éditeur : Par passion de la vérité, un des romanciers les plus célèbres de la planète s’engage dans la lutte contre la peine de mort et prend la plume du journaliste d’investigation pour rechercher comment un scandaleux déni de justice a pu être commis à Ada, petite ville d’Oklahoma…
    « Comment l’erreur a-t-elle été possible ? Qui est responsable ? » Grisham démonte sans complaisance la mécanique policière et judiciaire qui a conduit un innocent jusqu’au « couloir de la mort ». Le 7 décembre 1982, une jeune femme de vingt et un ans, Debbie Carter, est sauvagement violée et assassinée. L’enquête piétine malgré des indices qui conduisent à un ancien ami de lycée avec qui elle a été vue le soir du crime. Cinq ans plus tard, c’est un ancien joueur de base-ball devenu alcoolique, Williamson, qui est arrêté par les policiers chargés de l’enquête ; il est condamné à mort au terme d’une mascarade de procès… Mais l’appel entraîne un autre procès, en 1999. Entre-temps, l’usage des tests d’ADN s’est répandu… L’ami de lycée est inculpé et Williamson innocenté. Douze années se sont écoulées depuis son arrestation.
    Après Truman Capote et Norman Mailer, un écrivain américain passe un fait divers au scanner et le transforme en best-seller.
    « L’histoire de Ron Williamson est plus poignante qu’aucun des romans que je pourrais écrire », avoue Grisham lui-même. Il fallait cependant le talent du romancier pour mettre en scène l’authentique tragédie du héros déchu Ron Williamson, et décrire comment le piège, inexorablement, s’est refermé sur lui. C’est pourquoi L’accusé est bien plus qu’une enquête et bien plus qu’un manifeste : un récit qui vous laisse en état de choc. Rien d’étonnant à ce que les tirages du livre soient ceux des meilleurs thrillers de Grisham : près de trois millions d’exemplaires. Ni à ce que George Clooney ait acheté les droits du livre…

 

  • Ce que Daniel Telliez en pense : Une véritable enquête sur les erreurs judiciaires.L’auteur nous emmène au coeur des méandres de la justice américaine et nous démontre comment le système peut briser la vie d’un homme. J’ai trouvé le roman un peu long, très détaillé mais je suis allé au bout car on s’attache aux personnages et on veut connaître leur destin. L’intrigue compte beaucoup de personnages et à un moment donné, j’ai eu l’impression de consulter les pages blanches d’un annuaire sans toutefois forcément tomber sur un seul numéro de téléphone !  Forcément, on s’y perd même si le fil conducteur demeure visible. En conclusion, je remercie mon ami pour ce livre parfois difficile à lire mais néanmoins très intéressant.

 

Le procès du grille pain

Ces objets qui nous veulent du mal !

le proces du grille pain

  • Le résumé de Daniel Telliez : Une fourchette pour analyser nos repas, un bracelet pour contrôler le fonctionnement de nos organes, bientôt une voiture qui se conduit toute seule… Plus intelligents les uns que les autres – et que nous-mêmes, bien entendu –, les objets connectés font tout à notre place.
    L’âge d’or? Pas si sûr. Il suffit de voir à quel point ceux qui promettaient hier de nous faciliter la vie nous tourmentent aujourd’hui : le grille-pain, le parapluie, la chaise longue, le rouleau adhésif, le portable… L’intelligence n’exclut pas automatiquement la malfaisance.
    Dans la bande des cinquante interpellés ici, les plus énervants ne sont pas les moins astucieux, ce serait trop simple. Chaque objet possède sa manière, subtile ou primaire, de nous faire enrager, d’imposer sa loi et (c’est un comble) de faire de nous sa chose.
    Il était grand temps de mettre un terme à cette situation intolérable et de passer les coupables par les armes de l’humour et de la dérision.

 

  • Les auteurs : Charles Haquet et Bernard Lalanne sont aussi les auteurs d’un Inventaire des petits plaisirs honteux… mais utiles pour supporter le quotidien en temps de crise, où ils s’amusent à décrypter les petits plaisirs qui font la saveur inavouable de nos vies. Charles Haquet et Bernard Lalanne passent en revue 50 objets usuels et nous démontrent, cas pratiques à l’appui, le bien-fondé de ce livre cocasse et décalé. « En cet âge orwellien, où l’on annonce pour demain 80 milliards d’objets connectés, il est certes anachronique d’avoir encore à lutter contre un parapluie ombrageux ou une boîte de sardines récalcitrante. Mais d’un autre côté, c’est plutôt rassurant. » Au détour de l’inévitable rideau de douche qui colle à la peau, on apprendra comment Hitchcock s’y est pris pour traumatiser des générations entières de spectateurs. Le composteur à billets, les chaînes à neige, le GPS, la housse de couette… « Ils n’ont pas fini de nous en faire baver. »

 

  • Ce que Daniel Telliez en pense: le procès du grille pain est un livre drôle et cocasse. Ce livre se lit très vite. Très finement observé, il dénonce avec humour des situations que nos connaissons tous. Un agréable moment en toute simplicité. J’ai vraiment passé un  bon moment avec le procès du grille pain que je vous recommande.

 

 

Le dernier jour d’un condamné

Un plaidoyer contre la peine de mort

le dernier jour

  • Le résumé de Daniel Telliez :

Un condamné à mort raconte sa condamnation, son séjour à Bicêtre, puis à la Conciergerie, décrit les préparatifs de son exécution, sa dernière toilette, le voyage en charrette vers l’échafaud, ses impressions durant les quelques instants de délai qui lui sont accordés, mais qui vont bientôt s’achever.

 Le spectacle du départ des forçats, les noms des condamnés qui l’ont précédé dans sa cellule, la complainte qu’il entend chanter en argot, sa conversation avec le stupide greffier, avec le prêtre, avec les geôliers, avec sa petite fille, tels sont les derniers objets qui occupent sa pensée.

 Ses angoisses, son horreur devant l’idée de la mort font de cette « agonie de trois cents pages » une œuvre d’une « atroce et horrible vérité » (J. Janin).

L’auteur avait choisi ce sujet pour sa valeur dramatique. Dans sa Préface de 1832, Victor Hugo insiste surtout sur sa portée sociale comme attaque contre la peine de mort. La quatrième édition contient une sorte de préface en dialogue : Une comédie à propos d’une tragédie, dans laquelle l’auteur défend son œuvre contre les critiques.

  • Ce que Daniel Telliez en pense :

Un grand débat, toujours d’actualité ! Le condamné n’a pas de nom et c’est lui qui raconte son histoire. On est de suite dans le sujet ! Il n’a plus qu’une seule pensée : « condamné à mort ! » Cette pensée ne le quitte plus.

Cinq semaines plus tôt, se tenait son procès. Il n’y avait pas été plus attentif que cela, mais avait quand-même sursauté quand son avocat avait plaidé pour le bagne et contre « la mort » Il n’était pas d’accord ! La spécificité du livre réside dans le fait que le condamné lui même est le narrateur, ainsi le livre est rédigé comme un journal de bord.

Victor Hugo a voulu se mettre à la place du condamné afin de vivre sa souffrance et faire ressortir le combat qu’il menait pour l’abolition de la peine de mort.Une œuvre très forte.

Le tribunal des âmes

Une intrigue très complexe

L’auteur : Né en 1973, Donato Carrisi est l’auteur d’une thèse sur Luigi Chiatti, le « Monstre de Foligno », un tueur en série italien. Juriste de formation, spécialisé en criminologie et sciences du comportement, il délaisse la pratique du droit pour se tourner vers l’écriture de scénarios. Le Chuchoteur, son premier roman, a remporté de nombreux prix littéraires.

le tribunal des âmes

  • Le résumé de Daniel Telliez : Rome. Sa dolce vita, son Capitole, ses foules de pèlerins, ses hordes de touristes. Sa pluie battante, ses sombres ruelles, ses labyrinthes souterrains et ses meurtriers insaisissables.
    Marcus est un homme sans passé. Sa spécialité : analyser les scènes de crime pour déceler le mal partout où il se terre. Il y a un an, il a été grièvement blessé et a perdu la mémoire. Aujourd’hui, il est le seul à pouvoir élucider la disparition d’une jeune étudiante kidnappée
    Sandra est enquêtrice photo pour la police scientifique. Elle aussi recueille les indices sur les lieux où la vie a dérapé. Il y a un an, son mari est tombé du haut d’un immeuble désaffecté. Elle n’a jamais tout à fait cru à un accident.
    Leurs routes se croisent dans une église, devant un tableau du Caravage. Elles les mèneront à choisir entre la vengeance et le pardon, dans une ville qui bruisse encore de mille ans de crimes chuchotés au coeur du Vatican. À la frontière de la lumière et des ténèbres.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Le tribunal des âmes est thriller touffu, un peu top peut-être.. Je me suis attaché aux personnages, mais j’avoue avoir plusieurs fois perdu le fil. J’avais la sensation d’avoir loupé des passages. Le thriller est dense en détails, il y a beaucoup d’aller retour temporels qui m’ont franchement déconcerté. La seconde partie du livre et le dénouement sont en revanche à la hauteur de la réputation de l’auteur du Chuchoteur. En bref, même si j’a été déçu, c’est un bon thriller mais il ne faut rester concentré !