Brunetti et le mauvais augure

Sans surprise…

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Venise, un été de canicule. Le commissaire Brunetti ne rêve que de se retirer dans la fraîcheur des montagnes en famille à l’abri des hordes de touristes quand l’inspecteur Vianello lui confie ses soucis : sa tante, une vieille dame crédule, obsédée par les horoscopes, divinations et prédictions en tous genres, retire de grosses sommes d’argent et il soupçonne un gourou peu scrupuleux de lui extorquer des fonds. Brunetti accepte de lui prêter main-forte et leur enquête informelle les conduit chez le mystérieux Stefano Gorini. Mais leurs efforts tournent court quand un greffier est victime de meurtre, anéantissant les espoirs de Brunetti de passer quelques vacances bien méritées…
  • L’auteur : Donna Leon, née en 1942 dans le New Jersey, a exercé plusieurs métiers comme guide de voyage à Rome, rédactrice publicitaire à Londres et enseignante de littérature, notamment en Suisse, en Iran et en Arabie saoudite et de 1981 à 1999 dans une base de l’armée américaine située près de la Cité des Doges. C’est ici qu’elle a commencé à écrire des romans policiers.

    Son premier roman, Mort à la Fenice a été couronné par le prestigieux prix japonais Suntory, qui récompense les meilleurs suspenses.
    Elle vit à Venise depuis plus de vingt ans, ville où se situent ses intrigues policières. Les enquêtes du commissaire Brunetti ont conquis des millions de lecteurs à travers le monde et ont toutes été publiées aux éditions Calmann-Lévy en France.

  • Ce que Daniel Telliez en pense : Une très bonne nouvelle aventure du commissaire Brunetti, dans laquelle Donna Leon s’en prend à ses malfrats de prédilection : les escrocs qui abusent de la crédulité de leurs victimes. Elle avait déjà évoqué le problème des arnaques à plusieurs reprises mais ici c’est le sujet même du roman. Une histoire bien construite, des personnages complexes et des situations réalistes. On entre de plain pied dans le petit monde judiciaire vénitien, depuis le laboratoire de l’hôpital où officie le Docteur Rizzardi jusqu’aux audiences du palais de justice, où tout le monde se connaît, s’épie, s’aime ou se déteste. Le livre se traîne cependant un peu en longueur sur la première moitié. L’auteure profite de la lourdeur météorologique pour aborder des sujets qui lui sont sans aucune doute de plus en plus cher puisqu’ils prennent de plus en plus de place dans ses romans : elle dénonce bien sûr l’ampleur affolante du tourisme dans sa ville, Venise, mais dénonce également les malversations des politiques et en conséquence du désintéressement des italiens pour ceux-ci, des malversations des entrepreneurs et même de la corruption de la justice. Malgré ces caractéristiques qui laissent un sentiment de déjà lu, on se laisse emporter par la virtuosité de la plume et une certaine passion pour le sujet.
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L’honorable société

Un roman inclassable.

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  • Le résumé de Daniel Telliez : À la veille de l’élection présidentielle, des cambrioleurs dérobent l’ordinateur de Benoît Soubise, responsable de la sécurité au Commissariat de l’énergie atomique. Les choses tournent mal, Soubise est tué. Mais une webcam a filmé toute la scène… Le commandant Pâris de la Brigade criminelle se lance sur la piste d’un groupuscule «écoterroriste», tandis qu’en haut lieu on le presse – un peu trop – de conclure son enquête. Prenez un homicide, par exemple celui d’un employé du Commissariat à l’énergie atomique et quel employé !, ajoutez un groupuscule éco-terroriste, des agents troubles, une femme trahie, un père inquiet pour sa fille unique, des policiers du Quai des Orfèvres, une grande patronne, des journalistes, des politiciens en campagne – tout cela se passe entre les deux tours de l’élection présidentielle.

    L’avenir stratégique et financier de l’industrie nucléaire française, Dominique Manotti et DOA, et vous obtenez une véritable affaire d’état… Ou presque. Comme toujours, toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé est évidemment fortuite.

  • Les auteurs : Dominique Manotti a enseigné l’histoire économique contemporaine. Elle a reçu en 2010 le Trophée 813 pour Bien connu des services de police. DOA (Dead On Arrival) est romancier et scénariste, auteur à la Série Noire de Citoyens clandestins (Grand Prix de littérature policière 2007), du Serpent aux mille coupures et de Pukhtu, primo.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Un polar français de belle facture écris à quatre mains. L’histoire est réaliste, bien amenée et nous emmène faire un tour dans les arcanes du pouvoir. Politique ? Economique ? La frontière entre les deux est loin d’être nette. Sans parler du pouvoir judiciaire, intimement lié aux deux autres également. Un travail intéressant et intelligent de deux auteurs talentueux. Les petites histoires qui viennent construire la grande sont plus que réalistes, certaines ayant des relents d’une actualité pas si lointaine que ça…Magouilles, arnaques, corruption, lutte de pouvoirs, malversation, abus de biens sociaux, délits d’initiés, mensonges, duperies, meurtres… Toute ressemblance avec des personnages réels ne peut être que fortuite ! La vérité dépasse malheureusement bien souvent la fiction. Je le recommande vivement.

 

 

 

 

LA GUERRE DES MILLIONS

Un coup de coeur !

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Un commercial parisien gagne le jackpot de l’Euro Millions… grâce à un SDF. Il va chercher à le remercier par tous les moyens possibles. Mais le passé de son bienfaiteur n’est pas forcément celui qu’il imagine.

 

  • L’auteur : Paul Ivoire. Né à Abidjan en 1968 – d’où son pseudonyme -, il a grandi en Champagne, puis en Bourgogne, une région dans laquelle il vit toujours et qui lui a inspiré son premier roman pour adultes.
    Il essaye d’écrire des histoires à « énergie positive » et attache toujours une grande importance au scénario dans la construction de ses récits.
    Les deux romans qu’il propose ont été rédigés dans le cadre des éditions 2015 et 2016 du Prix Nouveau Talent (Editions JC Lattès / Fondation Bouygues Telecom / Metronews).

 

  • Ce que Daniel Telliez en pense : Dénouement imprévisible jusqu’à la dernière page ! Agréable moment de lecture qui nous tient en haleine tout au long du livre avec une belle histoire à la clé. Quelle originalité ! Une histoire qui se passe dans nos petits villages… ca change des polars qui se passent toujours aux Etats Unis. Excellent moment de lecture auprès de ce premier roman d’un jeune auteur très talentueux et prometteur. Un véritable coup de coeur, je le recommande vivement !

Le procès de la momie Christian Jacq

Surprenant

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Londres, 1821. Un événement extraordinaire ameute le Tout-Londres aristocratique: de retour d’Égypte, l’aventurier Giovanni Belzoni organise la première exposition consacrée à l’art égyptien et s’apprête à enlever, en public, les bandelettes d’une surprenante momie. L’assistance retient son souffle : le corps est si parfait, si bien conservé, qu’il paraît vivant… L’étonnant spectacle fait scandale : un pasteur hystérique exige la destruction de cette relique païenne, un vieux lord veut la livrer en pâture à ses chiens, un médecin-légiste souhaite garder le corps pour étudier ce phénomène fascinant. Mais la nuit suivante, la momie disparaît… Et le pasteur, le lord et le légiste sont assassinés ! Le meilleur policier du royaume, l’inspecteur Higgins, est saisi de l’enquête. Pour lui, le suspect privilégié n’est autre que… la momie elle-même! Il est également convaincu que le complot révolutionnaire qui agite les quartiers miséreux de Londres et la disparition de la momie sont étroitement liés. Aidé par une ravissante avocate, lady Suzanna, l’inspecteur Higgins réussira-t-il à résoudre l’énigme, avant l’inévitable procès de la momie ?

 

  • L’auteur : Christian Jacq est né à Paris en 1947, il découvre l’Égypte à treize ans, à travers ses lectures, et se rend pour la première fois au pays des pharaons quatre ans plus tard. L’Égypte et l’écriture prennent désormais toute leur place dans sa vie. Après des études de philosophie et de lettres classiques, il s’oriente vers l’archéologie et l’égyptologie, et obtient un doctorat d’études égyptologiques en Sorbonne avec pour sujet de thèse : « Le voyage dans l’autre monde selon l’Égypte ancienne. »
    Christian Jacq publie alors une vingtaine d’essais, dont L’Égypte des grands pharaons chez Perrin en 1981, couronné par l’Académie française. Il est aussi producteur délégué à France-Culture, et travaille notamment pour « Les Chemins de la connaissance ». En 1987 le succès arrive, avec Champollion l’Égyptien. Désormais, ses romans suscitent la passion des lecteurs en France et à l’étranger : Le Juge d’Égypte, Ramsès, La Pierre de lumière, Le Procès de la momie, Imhotep, l’inventeur de l’éternité. Sa dernière trilogie, Et l’Égypte s’éveilla, a paru chez XO Éditions.
    Christian Jacq est aujourd’hui traduit dans plus de trente langues.

 

  • Ce que Daniel Telliez en pense : Trois meurtres, la disparition d’une momie, une enquête policière, un complot étatique : l’auteur ne manque pas d’idées pour occuper un lecteur qui aura bien du mal à décrocher de ce roman policier. Vous l’aurez compris, l’intérêt de ce roman ne réside pas vraiment dans l’enquête policière, mais surtout dans la trame historique qui lui sert de toile de fond. On apprend beaucoup de choses, de façon ludique et agréable, comme souvent dans les romans de Christian Jacq. Il s’agit donc d’un bon livre, mais ayant déjà lu des livres de l’auteur (notamment la série Ramsès), je le trouve un peu moins envoutant que les autres. Un roman sans prétention qui se lit sans difficulté aucune, l’intrigue est maintenue jusqu’au bout, sur un fond de croyances et de rituels égyptiens. Je conseille donc ce livre à ceux qui aiment les romans policiers et historiques car sans aimer ces deux styles, je crains que par moment le lecteur puisse « s’ennuyer ».