Trouver une victime

trouver-une-victime

  • Le résumé de Daniel Telliez : Las Cruces n’avait rien d’une destination touristique. Mais après avoir ramassé sur le bord de la route un auto-stoppeur en sang, qui ne tarde part à mourir, Lew Archer se retrouve coincé là, à attendre l’ouverture de l’enquête. La victime, un employé d’une société de transport appartenant au notable local, s’est fait dérober un camion et sa cargaison d’alcool. Se proposant de remettre la main sur le tout, Archer se lance à la poursuite de la fille du propriétaire, que certains n’hésitent pas à accuser de complicité dans cet étrange vol.
    Dans cette nouvelle enquête, Archer devra naviguer entre arnaques et intrigues conjugales afin de de démêler les fils d’un mystère dans lequel tout le monde est suspect et dont chacun est victime.
  • L’auteur : Kenneth Millar, dit Ross Macdonald, est un écrivain canadien et américain de romans policiers. Il est célèbre pour ses romans dans lesquels figure le détective privé Lew Archer.Il commença sa carrière d’écrivain en adressant des récits aux pulp magazines . C’est pendant ses études à l’Université du Michigan, qu’il acheva son roman The Dark Tunnel, en 1944. Il écrivait alors sous le nom de John Macdonald, pour éviter toute confusion avec sa femme qui écrivait, avec succès, sous le nom de Margaret Millar. Il devint alors John Ross Macdonald, qu’il transforma rapidement en Ross Macdonald, pour cause d’homonymie avec John D. MacDonald. En 1944-46 il est officier chargé de transmissions sur un navire, puis retourne à l’université et en sort diplômé (PhD) en 1951. C’est en 1946 dans la nouvelle Find the Woman que le détective Lew Archer fait sa première apparition. Puis vient le tour du roman The Moving Target, en 1949. En 1964, The Chill (Le Frisson) et The Far Side of the dollar (L’Autre Face du dollar) ont été couronnés par The Crime Writers Association de Grande-Bretagne. The Moving Target (La Cible mouvante) a inspiré le scénario de Harper, film tourné en 1966. Ross Macdonald a été président de l’Association des auteurs de romans policiers de son pays (Mystery Writers of America).
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Le livre date de 1954, il n’en dégage pas moins de grandes qualités, ici la psychologie des personnages est soignée, le rythme est soutenu sans être débridé, et les progrès de la science de l’époque évitent de noyer le lecteur sous des pages et des pages de descriptions de scènes de meurtre. L’auteur utilise un langage imagé ou lyrique durant les scènes de transition, ou bien trouve de jolies formules. Tout respire le vieux polar des pionniers du genre dans trouver une victime. Un roman noir qui nous entraîne dans une spirale de retournements, rebondissements et faux-semblants.Une intrigue bien ficelée qui ravira les amateurs de roman noir.

Le condamné de Noël

le-condamne-de-noel

  • Le résumé de Daniel Telliez : Londres, 1868. Alors que la période de Noël commence, Claudine Burroughs ne se sent pas joyeuse à l’idée des bals sans fin, des obligations sociales et des évènements somptueux. Venir en aide aux femmes dans le besoin à la clinique Hester Monk lui a ouvert les yeux sur un autre monde, et le fait que son mari n’approuve pas ce choix la rend malheureuse. Mais les deux univers qu’elle côtoie vont bientôt se rencontrer. Lors d’un gala de Noël, une femme est brutalement battue, et il apparaît rapidement qu’il s’agit d’une prostituée invitée clandestinement par l’un des invités. Le poète Dai Tregarron, accusé d’être l’agresseur, prétend qu’il ne faisait que protéger cette femme contre la violence de trois riches jeunes hommes. Claudine croit en l’histoire de Dai, mais face au rang social qui joue en sa défaveur, comment peut-elle prouver son innocence sans tout risquer ?
  • L’auteur :Anne Perry, de son vrai nom Juliet Hulme, est la fille d’Henry Hulme, astronome, physicien nucléaire et mathématicien. En vue de soigner la tuberculose dont l’enfant était atteinte, sa famille l’envoya d’abord dans des sanatoriums situés aux Antilles puis en Afrique du Sud. La jeunesse d’Anne Perry fut mouvementée, puisqu’elle fut poursuivie et condamnée, en 1954, pour le meurtre de la mère d’une « amie très proche », accompli avec celle-ci. Cet épisode tourmenté de sa vie, ayant eu comme théâtre la Nouvelle-Zélande où elle vivait alors, est directement à l’origine du film Créatures célestes (1994), co-écrit et co-produit par Frances Walsh et son mari Peter Jackson, qui en assurera la réalisation. Elle semble avoir bénéficié d’une mesure de clémence, puisque la famille regagnera le Royaume-Uni en 1959, cinq ans après le drame. Son besoin d’écriture semble avoir toujours existé, en tout cas dès ses premières hospitalisations dans son enfance, marquées par des échappées dans l’imaginaire (elle cite fréquemment Alice de Lewis Carroll), mais il lui faudra attendre une vingtaine d’années avant de voir ses efforts couronnés de succès par la publication en 1979 de L’Étrangleur de Cater Street, premier d’une longue série de succès mérités. Elle vit désormais en Écosse. Sans délaisser sa « spécialisation victorienne », elle a toutefois mené quelques incursions dans le domaine de la littérature fantastique et a entrepris une nouvelle série policière ayant pour cadre le Paris de la Révolution française, puis une autre ayant pour cadre la Première Guerre mondiale.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Cela fait des années que je rêve de découvrir la célèbre Anne Perry et j’ai choisi de le faire avec l’un de ses titres de Noël. Tous les ans, un roman de Noël paraît, il s’agit d’histoires uniques (qui ne se suivent pas) et qui ont pour point commun le cadre spatio-temporel : l’Angleterre, pendant l’époque victorienne. Dans cet opus, un poète pas tout à fait comme il faut va se trouver accusé du meurtre d’une fille de joie et obligé de fuir devant l’évidence qui l’accable. Les absents ayant toujours tort, peu auraient donné cher de sa peau, mais la grande Claudine Burroughs est éprise de justice , et peut-être aussi un peu de l’accusé et de ses beaux poèmes, et elle n’entend pas laisser prendre un innocent…Je ne dirai rien sur l’intrigue mais les descriptions sont pertinentes, les personnages intéressants et Claudine se révèle curieusement attachante. Pour conclure, j’ai passé un bon moment avec la plume d’Anne Perry, je vous conseille l’accusé de Noël pour vos longues soirées d’hiver !

L’accusé de John Grisham

Sur les recommandations d’un ami, je me suis lancé dans la lecture de ce thriller inspiré de faits réels.

L'accusé

  • Le résumé de Daniel Telliez : Ce matin de décembre 1982, la jeune Debbie Carter gît, étranglée et violée, au pied de son lit défait.
    La nouvelle pétrifie la petite ville d’Aria, perdue au cœur de l’Oklahoma. Bientôt la fièvre s’empare des services de police, jusqu’au délire. Comment expliquer que Glen Gore, dernière personne à avoir vu la victime vivante, n’ait pas été soupçonné ? Pire : comment accorder du crédit à sa seule version des faits ?
    Un innocent, Ron Willianson, va pâtir de ces grossières erreurs. Certes, son profil ne plaide pas en sa faveur : ancienne gloire locale du base-ball, alcoolique, dragueur invétéré et dépressif chronique, il fait un coupable idéal.
    Mais les charges sont minces. Faux témoignages, interrogatoires musclés, acharnement : le calvaire de Williamson durera douze ans avant qu’il ne soit arraché de justesse au couloir de la mort…

 

  • Le mot de l’éditeur : Par passion de la vérité, un des romanciers les plus célèbres de la planète s’engage dans la lutte contre la peine de mort et prend la plume du journaliste d’investigation pour rechercher comment un scandaleux déni de justice a pu être commis à Ada, petite ville d’Oklahoma…
    « Comment l’erreur a-t-elle été possible ? Qui est responsable ? » Grisham démonte sans complaisance la mécanique policière et judiciaire qui a conduit un innocent jusqu’au « couloir de la mort ». Le 7 décembre 1982, une jeune femme de vingt et un ans, Debbie Carter, est sauvagement violée et assassinée. L’enquête piétine malgré des indices qui conduisent à un ancien ami de lycée avec qui elle a été vue le soir du crime. Cinq ans plus tard, c’est un ancien joueur de base-ball devenu alcoolique, Williamson, qui est arrêté par les policiers chargés de l’enquête ; il est condamné à mort au terme d’une mascarade de procès… Mais l’appel entraîne un autre procès, en 1999. Entre-temps, l’usage des tests d’ADN s’est répandu… L’ami de lycée est inculpé et Williamson innocenté. Douze années se sont écoulées depuis son arrestation.
    Après Truman Capote et Norman Mailer, un écrivain américain passe un fait divers au scanner et le transforme en best-seller.
    « L’histoire de Ron Williamson est plus poignante qu’aucun des romans que je pourrais écrire », avoue Grisham lui-même. Il fallait cependant le talent du romancier pour mettre en scène l’authentique tragédie du héros déchu Ron Williamson, et décrire comment le piège, inexorablement, s’est refermé sur lui. C’est pourquoi L’accusé est bien plus qu’une enquête et bien plus qu’un manifeste : un récit qui vous laisse en état de choc. Rien d’étonnant à ce que les tirages du livre soient ceux des meilleurs thrillers de Grisham : près de trois millions d’exemplaires. Ni à ce que George Clooney ait acheté les droits du livre…

 

  • Ce que Daniel Telliez en pense : Une véritable enquête sur les erreurs judiciaires.L’auteur nous emmène au coeur des méandres de la justice américaine et nous démontre comment le système peut briser la vie d’un homme. J’ai trouvé le roman un peu long, très détaillé mais je suis allé au bout car on s’attache aux personnages et on veut connaître leur destin. L’intrigue compte beaucoup de personnages et à un moment donné, j’ai eu l’impression de consulter les pages blanches d’un annuaire sans toutefois forcément tomber sur un seul numéro de téléphone !  Forcément, on s’y perd même si le fil conducteur demeure visible. En conclusion, je remercie mon ami pour ce livre parfois difficile à lire mais néanmoins très intéressant.