Premier appel du paradis

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Le petit village de Coldwater, sur le lac Michigan, est le théâtre d’un véritable miracle. Un beau jour d’automne, le téléphone commence à sonner chez plusieurs de ses habitants.

    Tous les appels téléphoniques proviennent de personnes décédées. Au même moment, Sully Harding, condamné, sort de prison. Lors de son séjour derrière les barreaux, sa femme est morte. Il est désormais père célibataire. À son retour, il découvre un village en proie à une grande fièvre religieuse. Quand son propre fils ne vit plus que dans l’espoir d’un appel de sa mère, il est déterminé à prouver qu’il s’agit seulement d’une gigantesque supercherie. Mais est-ce bien le cas ?7

  • L’auteur : Mitch Albom est un écrivain, journaliste et animateur de télévision américain.

    Ses romans :
    – Morrie : une leçon de vie, 2003 : récit de moments passés avec sonancien professeur de sociologie, qu’il adaptera lui même au théâtre.
    – Les cinq personnes que j’ai rencontrées là-haut, 2003
    – La dernière leçon : Comment un vieil homme face à la mort m’a appris le goût de vivre, 2004
    – Pour un jour de plus, 2006

    Mitch Albom joue dans un groupe de rock, The Rock Bottom Remainders, avec d’autres écrivains : Stephen King, Dave Berry, Scott Turrow, Amy Tan et Ridley Pearson. Leur but est de réunir des fonds pour un programme d’alphabétisation. Après un diplôme en sociologie de la Brandeis University, Mitchell Albom poursuit des études de journalisme ainsi que d’administration des affaires à Columbia University. Il est brièvement pianiste, chanteur de night-club et boxeur amateur, avant de devenir journaliste au Detroit Free Press où, entre 1985 et 2000, il tient plusieurs rubriques sportives hebdomadaires tout en contribuant régulièrement à Playboy Magazine. Il anime également des émissions sportives sur les radios locales. En 1997, ‘Tuesdays With Morrie’, le récit des moments passés avec son ancien professeur souffrant de la maladie de Lou Gehrig, rencontre un tel succès qu’il figure pendant quatre ans sur la liste des best-sellers du New York Times et est adapté pour la télévision en 1999. En 2010 il apparaît dans le 9e épisode de la saison 21 des Simpson, Une leçon de vie.

  • Ce que Daniel Telliez en pense : Premier appel du paradis est un roman bien écrit, qui se lit facilement et avec plaisir.  Qui n’a jamais rêvé de pouvoir parler à un proche décédé ?
    C’est justement ce qui arrive à quelques habitants de la petite ville de Coldwater, dans le Michigan, par le biais d’étranges appels téléphoniques. le phénomène est vite récupéré par l’Église et par la presse. Bientôt, toute l’Amérique se passionne pour le « miracle » de Coldwater. J’avoue que l’on se laisse bien prendre au jeu de ce roman un peu énigmatique avec des personnages qui, à défaut d’être particulièrement attachants, ont suffisamment de caractère pour que l’on s’intéresse à leurs tribulations. Ensuite, il y a la dénonciation de la manipulation médiatique (et politique, et religieuse, et sociale) qui entoure toujours les événements sortant de l’ordinaire. Ce roman joue sur la corde sensible et l’espoir, avec un joli suspense mené jusqu’à la fin. le questionnement sur l’au-delà est un sujet porteur, certainement à l’origine du succès de ses ouvrages précédents. En filigrane, il commente les étapes de l’invention du téléphone par Graham Bell et ce rappel historique donne une belle résonance à l’histoire. le dosage est juste, si bien qu’à défaut de grande littérature, ce polar ésotérique s’avère efficace. C’est la simplicité de ce livre qui en fait sa force, il se lit comme un policier, on tourne les pages en espérant le coup de fil suivant, et pourtant il aborde des sujets qui reflètent nos espoirs mais aussi nos peurs. Je le recommande.
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Last call

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Il entre chez ses victimes sans effraction. À croire qu’elles lui ouvrent la porte avec un sourire et lui offrent un café avant de finir le crâne défoncé, le visage mutilé, un téléphone à la main. À qui font-elles suffisamment confiance pour oublier les verrous, les digicodes et les caméras de sécurité, sinon à un maître des faux-semblants ? L’inspecteur Joe Lucchesi, du département de la police de New York, est chargé de diriger l’enquête. Mais cette affaire ravive chez lui des blessures encore béantes : une fois, déjà, il a permis à un monstre de s’introduire dans son intimité, de meurtrir sa femme et son fils. Face au Visiteur, comme la presse surnomme le tueur qui terrifie les New-Yorkais, Joe Lucchesi n’a pas le droit de baisser la garde.
  • L’auteur : Diplômée en journalisme, Alex Barclay (de son vrai nom « Yve Williams ») a démarré sa carrière dans le monde de la mode et de la beauté.Elle a également exercé le métier de copywriter dans les plus grands studios de création avant d’écrire son premier roman, Darkhouse, best-seller international. Elle vit aujourd’hui dans la région de Dublin.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Last Call est la suite des aventures de Joe Lucchesi après le premier livre Darkhouse. La famille Lucchesi est revenu à New York meurtris par les événements ayant eu lieu en Irlande. L’inspecteur va devoir enquêter sur un tueur en série particulièrement violent qui mutile le visage de ces victimes avant de les achever. « A qui passeriez-vous votre dernier coup de fil ? »
    La couverture et le résumé étaient plein de promesses… malheureusement pas tenues lors de la lecture. Je n’ai pas accroché plus que ça à cette intrigue. Cela reste un thriller entendu, sans rien d’original et qui ne sort pas du lot. Bref, un polar qui ne restera pas dans mes annales, un souvenir déjà lointain…

Coups de fil

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Le téléphone sonne.

    Quand il apprend la mort de Dan, Stu, anéanti, se laisse submerger par ses souvenirs. L’amour qu’il éprouve pour son frère est profond, le deuil insurmontable. De coups de fil en coups de fil, comme s’il tirait au hasard les photographies d’une vieille caisse de souvenirs, Dixon reconstitue le puzzle de la relation complexe qui unit les deux frères.

    Coups de fil est l’oeuvre d’un maître au sommet de son art, tissant la trame d’une famille sur plusieurs générations, par des détours à la fois intimes et infimes qui mènent à l’universel.Dans le style inimitable de Stephen Dixon, mélange de prose à la simplicité trompeuse et d’humour pince-sans-rire, ce roman est le portrait d’un amour fraternel d’une beauté rare.

  • L’auteur : Stephen Dixon est né à New York en 1936. Romancier et nouvelliste de renom, consacré par la critique comme écrivain majeur, son talent a été récompensé par de nombreux et prestigieux prix littéraires et par sa nomination au National BookAward, la distinction la plus honorifique aux États-Unis. Ses romans ont été publiés en France aux éditions Balland.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : «Le téléphone sonne…»Ainsi débute Coups de fil, le douzième roman (paru en 2005 sous le titre Phone Rings) du prolifique Stephen Dixon qui, depuis Work (1977), en a publié quatorze, ainsi qu’une quantité impressionnante de nouvelles.

    Dixon a souvent utilisé comme point de départ à ses romans une péripétie dramatique qui détruit une famille, dont le passé se recompose à coups de flash-back, d’éclairs de mémoire. Coups de fil s’ouvre donc par une sonnerie téléphonique : Stu, enseignant sexagénaire, apprend la mort accidentelle de son frère aîné, Dan. Le lien qui unissait les deux frères était d’autant plus fort qu’ils étaient les seuls survivants d’une fratrie de quatre fils, tous plus ou moins écrivains, ou grands reporters. Stu se remémore les «coups de fil», parfois dramatiques, qui ont ponctué sa longue complicité avec Dan, et notamment l’annonce de la disparition des deux autres frères. Ainsi, au fil du rappel de sonneries passées, c’est tout une vie familiale qui se reconstitue, comme un puzzle en désordre, auquel toujours manqueront des pièces, qui aura toujours ses zones d’ombre.

    Lecture assez agréable. L’auteur parle avec justesse de ce qu’est une fratrie, et des liens qui perdurent, au-delà de tout. La construction est originale : le narrateur tente de reconstituer ce puzzle en se remémorant des échanges téléphoniques. J’ai cependant trouvé le tout un peu trop détaillé et surtout insipide. Il ne me laissera pas une trace indélébile.