Corpus Delicti : un procès

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Nous sommes en 2057 et tout est propre. Pour le bien et la santé de tous, l’Etat a instauré La Méthode qui exige de la population qu’elle se conforme à toute une série de règles préventives en vue de l’intérêt général. A travers l’histoire de Mia, une jeune biologiste qui petit à petit se retrouve prise dans les mailles du système, Juli Zeh nous offre un roman rythmé et percutant autour des dérives de l’obsession sanitaire.
  • L’auteure : Juli Zeh est la fille du professeur Dr. Wolfgang Zeh, le directeur, du 4 novembre 2002 au 30 avril 2006 du Bundestag et l’un des plus éminents hauts fonctionnaires allemands.Jusqu’à l’obtention de son baccalauréat, Juli Zeh a suivi les cours de la Otto-Kühne-Schule à Bonn. Ensuite, elle a étudié le droit à Passau, Cracovie, New York et Leipzig, spécialement le droit international public et en particulier la construction des nations (Nation Building). En 1998, elle réussit le premier examen d’État juridique ; puis, elle suit une formation juridique accélérée et obtient une maîtrise en droit « Intégration européenne ». En 2003, après le stage de troisième cycle légal, elle obtient le deuxième examen d’État juridique. Parallèlement à ses études de droit, elle suit aussi les cours du Deutsches Literaturinstitut Leipzig de l’université de Leipzig, sanctionnés par un diplôme en 2000. Son premier roman, L’Aigle et l’Ange (Belfond, 2004) rencontre immédiatement un grand succès international. La Fille sans qualités (Actes Sud, 2007), traduit dans 13 pays, a été adapté au théâtre de Hambourg. Son plus récent roman, Schilf, publié en 2007, a connu un grand succès en Allemagne, et est en cours de traduction dans une quinzaine de pays. Il a également fait l’objet d’une adaptation scénique, jouée à Munich, en 2008. A ce jour, Juli Zeh compte sept ouvrages à son actif. Elle écrit régulièrement pour les plus importants journaux de langue allemande. Son œuvre d’essayiste et de romancière a été récompensée par une dizaine de prix et distinctions.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Année 2057. Etre en bonne santé est une obligation et chacun doit rendre compte quotidiennement de ce qu’il mange, du sport qu’il pratique… La Méthode ne peut prendre aucun risque avec les « déviants ».Aussi, lorsque Mia, jeune biologiste n’arrive pas à surmonter le suicide de son frère et s’isole, elle est convoquée par la justice car elle refuse les contraintes qui lui sont imposées comme à tout un chacun, pour son bien et celui de tous. Et la voilà sommée de se justifier devant un tribunal. Pourquoi ? Parce qu’elle ne parvient pas à faire le deuil de son frère, Moritz, condamné pour un crime sexuel dont il n’a cessé de se proclamer innocent en dépit des preuves ADN réunies contre lui. La machine judiciaire impulsée par Kramer et relayée par l’avocat de la défense, Rosentreter, qui joue sa propre partie, se met en branle et ne va pas tarder à s’emballer. Mia Holl, dépassée par les événements, ne pourra que se radicaliser en position de principe à défaut d’actes. Cette lecture pose directement la question de l’évolution ne nos sociétés occidentales. Comme dans le monde aseptisé que décrit Juli Zeh, le lecteur n’est libre d’en penser ni bien ni mal. Je me suis donc ennuyé, et c’est bien dommage, car l’histoire était bien ficelée et les personnages attachants…Dommage.

VOLTE FACE

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Grand avocat de la défense, Mickey Haller est bien surpris lorsque le procureur du comté de Los Angeles le prie un jour de plaider pour l’accusation. Et l’affaire n’est pas des moindres. Incarcéré depuis vingt-quatre ans pour le meurtre d’une fillette, Jason Jessup vient d’être libéré sous caution, le tribunal ayant conclu à la nécessité d’une révision de son procès suite à un test ADN qui semble l’innocenter. Haller est sûr que Jessup est coupable et prend Harry Bosch comme enquêteur et son ex-épouse, Maggie McPherson, comme assistante. En face de lui, l’avocat Clive Royce, dit «l’astucieux, » et des médias tout excités par ce procès : quoi de plus sensationnel qu’un tueur innocenté par son ADN ?
    À ceci près que Jason Jessup, qui parade devant les médias le jour, se livre à d’étranges activités la nuit.
  • L’auteur : Michael Connelly est né à Philadelphie en 1956. Il travaille comme journaliste à Daytona Beach et Fort Lauderdale (Floride).En 1986, il est le co-auteur d’un article sur les rescapés d’un crash d’avion, qui figure parmi les finalistes pour le Prix Pulitzer, ce qui lui permet de devenir chroniqueur judiciaire pour le Los Angeles Times. Ses reportages sur les émeutes de Los Angeles en 1992 sont également remarqués et reçoivent le Prix Pulitzer (qu’il partage avec d’autres journalistes associés à ses reportages).Il se lance dans la carrière d’écrivain en 1992 avec « Les Égouts de Los Angeles », son premier polar, où l’on découvre le personnage de Harry Bosch, inspecteur du LAPD (Los Angeles Police Department), le héros récurrent de la plupart des romans suivants. Il reçoit pour ce livre le prix Edgar du meilleur premier roman policier. Il abandonne le journalisme en 1994. Il écrit par la suite environ un roman par an, en obtenant régulièrement un succès en librairie. Son roman « Le Poète » reçoit le prix Mystère en 1998 et « Créances de sang » le grand prix de la littérature policière.Parmi les romans ne mettant pas en scène Harry Bosch, « Créance de sang » est adapté au cinéma en 2002 par Clint Eastwood, qui y incarne Terry McCaleb, un ex-agent du FBI. Dans son roman « La Défense Lincoln », il aborde le roman procédural qui lui permet d’utiliser son expérience passée de chroniqueur judiciaire. Ce livre est également adapté au cinéma en 2011, dans un film du même nom avec Matthew McConaughey dans le rôle d’un avocat.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Excellent ! On se retrouve au milieu d’une enquête vue du côté d’un procureur très intéressant, car on apprend plein de choses sur le fonctionnement de la justice américaine.
    L’intrigue met en haleine jusqu’au bout et on ne s’attend pas au rebondissement final. Si vous souhaitez connaitre tous les méandres de la justice américaine et voir jusqu’où les avocats peuvent pousser le vice, ce polar est fait pour vous ! Beaucoup de suspense dans ce roman qui entremêle habilement les coups d théâtre d’un polar riche en émotion avec ceux d’un procès dans lequel tout ne semble qu’habiles manipulations de l’accusation et de la défense.La justice peine à être rendue car elle dépend complètement de l’habileté des avocats en présence. Du grand CONNELY ! J’ai adoré !

Nuage de cendre

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  • Le résumé de Daniel Telliez : À la fin du XVIIIe siècle l’Islande connait une terrible famine, à la suite de changements climatiques, en 1783, des éruptions volcaniques apocalyptiques recouvrent le territoire de cendre et détruisent les récoltes. C’est sur cette toile de fond que deux représentants de l’autorité coloniale danoise vont s’affronter dans un conflit que devra juger l’assemblée populaire traditionnelle. À partir d’un fait divers historique, l’auteur construit une ambiance et des personnages fascinants. La rivalité des deux hommes va se cristalliser autour de deux personnages, Sunnefa et son frère Jon, coupables d’inceste et victimes de la société traditionnelle luthérienne. Le Choeur varié qui commente la tragédie permet une grande diversité de points de vue, voix, lettres et journaux des protagonistes font lentement progresser le mystère autour du crime central. Comme toujours dans les romans de Cooper la nature est un personnage à part entière, les glaciers, les déserts et les torrents intensifient les sentiments et les haines qui se développent ici.
  • L’auteur : Dominic Cooper est un écrivain écossais né dans la région d’Argyll, et il y réside encore aujourd’hui.Il est l’auteur de trois romans accueillis favorablement par le public et la critique. Le Cœur de l’hiver, son premier ouvrage, est publié en 1975 et reçoit le Somerset Maugham Award, prestigieuse distinction littéraire britannique. Son deuxième livre, Sunrise, est publié en 1976, suivit de Men at Axlir en 1978.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Autant le dire tout de suite, j’ai du m’accrocher à ce roman, un brin perdu dans un récit qui sans être confus est pour le moins touffu. Le roman ne comportent que 236 pages mais je ne suis parvenu à le lire qu’à petite dose tant l’atmosphère est pesante et étouffante.Le récit se déroule sur plusieurs années, au cours desquelles le frère et la sœur vont être séparés, en attente d’un jugement, risquant la peine de mort.  Le récit va dès lors croiser les points de vue. A partir d’un fait divers, Dominic Cooper essaie d’imaginer ce qui a pu motiver les protagonistes ainsi que la réaction des habitants. Reste l’écriture magistrale de Dominic Cooper qui fait que ce livre vaut quand même le détour, même si sa lecture n’est pas toujours de tout repos. Si vous aimez les romans sur les secrets de famille, les rancunes et vengeances et que vous aimez vous perdre dans les recoins glacés de l’Islande, ce livre vous intéressera, même si vous souffrez un peu devant tant de noms imprononçables.

TRIBUNAL

Glaçant…

tribunal

  • Le résumé de Daniel Telliez : Marko Kovac, ancien chef d’une unité d’élite de l’armée serbe appelée « les Loups », est incarcéré à La Haye dans l’attente de son procès devant le tribunal pénal international. Il est accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité perpétrés pendant la guerre en Bosnie. Au terme d’une longue enquête, Jasna Brandic, des forces spéciales internationales, a réussi à mettre la main en Albanie sur un témoin capital pour l’accusation. Le jour de l’audition tant attendue par les familles des victimes, rien ne se passe comme prévu. Malgré son découragement et au péril de sa vie, dans une ex-Yougoslavie loin d’être apaisée, Jasna décide de suivre une nouvelle piste pour apporter des preuves irréfutables devant le tribunal.
  • L’auteur : André Georgi est né en 1965 à Copenhague. Il a grandi à Berlin avant d’étudier l’allemand et la philosophie à Fribourg, Berlin et Vienne. Il est l’auteur de nombreux scénarios de séries policières pour la télévision et a également adapté des nouvelles pour le cinéma. Tribunal est son premier roman.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Un premier roman d’une effroyable efficacité, passionnant et glaçant. Pour condamner l’un des pires criminels de guerre encore en vie, Jasna Brandic, enquêtrice des forces spéciales internationales se retrouve confrontée à une décision impossible : faire confiance à un meurtrier de masse en cavale ou risquer de perdre un procès attendu par des milliers de victimes. La première partie est très prenante et nous fait directement rentrer dans l’histoire. L’auteur est également scénariste et ça se sent. Le début est très « visuel », avec un découpage en multiple petites scènes qui donne un rythme insensé. Tribunal expose avec brio les tenants et les aboutissants complexes de la justice internationale et soulève de nombreuses questions, éthiques, historiques, politiques. Un très bo thriller que je recommande.

LE PROCES VERBAL

Prix Renaudot

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  • Le résumé de Daniel Telliez : « Il y avait une petite fois, pendant la canicule, un type qui était assis devant une fenêtre ouverte ; c’était un garçon démesuré, un peu voûtê, et il s’appelait Adam ; Adam Pollo ». Ces lignes sont les premières du Procès verbal. Et le premier dessin du livre montre un type démesuré assis devant une fenêtre ouverte. Pourtant cet homme n’est pas Adam Pollo. C’est un étranger à la recherche de lui-même et du temps où le dessinateur a lu le livre. El où le livre parlait de lui. Ces deux « types » qui ne se connaissent pas vont marcher ensemble, démultipliés dans les tues de la ville. Dans des rues parallèles. Un texte, un dessin, une espèce de dialogue entre un écrivain et un dessinateur. Entre ces deux Adam qui sont le même.
  • L’auteur : J.M.G. Le Clézio est né à Nice le 13 avril 1940. Il est originaire d’une famille de Bretagne émigrée à l’île Maurice au XVIIe siècle. Il a poursuivi des études au collège littéraire universitaire de Nice et est docteur ès lettres. Malgré de nombreux voyages, J. M. G. Le Clézio n’a jamais cessé d’écrire depuis l’âge de sept ou huit ans : poèmes, contes, récits, nouvelles, dont aucun n’avait été publié avant « Le Procès-verbal », son premier roman paru en septembre 1963 et qui obtint le prix Renaudot. Influencée par ses origines familiales mêlées, par ses voyages et par son goût marqué pour les cultures amérindiennes, son œuvre compte une cinquantaine d’ouvrages. En 1980, il a reçu le grand prix Paul-Morand décerné par l’Académie française pour son roman « Désert ». En 2008, l’Académie suédoise a attribué à J. M. G. Le Clézio le prix Nobel de littérature, célébrant « l’écrivain de la rupture, de l’aventure poétique et de l’extase sensuelle, l’explorateur d’une humanité au-delà et en dessous de la civilisation régnante ».
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Un livre pour l’époque audacieux et original. Procès verbal est vraiment déroutant. L’auteur joue avec le lecteur, il barre des mots, ne termine pas certaines phrases, invente des articles de journaux, rajoute de la ponctuation inutilement, c’est étonnant. On peut considérer ce roman comme une œuvre de jeunesse. J’y ai senti quelques longueurs induisant un certain ennui à la lecture. Le livre se présente  comme une succession de tableaux, mettant en scène les divagations -errances physiques et intellectuelles- d’Adam Pollo. On avance dans la lecture sans savoir vraiment où elle nous mène. Déroutant !

Le procès de la momie Christian Jacq

Surprenant

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Londres, 1821. Un événement extraordinaire ameute le Tout-Londres aristocratique: de retour d’Égypte, l’aventurier Giovanni Belzoni organise la première exposition consacrée à l’art égyptien et s’apprête à enlever, en public, les bandelettes d’une surprenante momie. L’assistance retient son souffle : le corps est si parfait, si bien conservé, qu’il paraît vivant… L’étonnant spectacle fait scandale : un pasteur hystérique exige la destruction de cette relique païenne, un vieux lord veut la livrer en pâture à ses chiens, un médecin-légiste souhaite garder le corps pour étudier ce phénomène fascinant. Mais la nuit suivante, la momie disparaît… Et le pasteur, le lord et le légiste sont assassinés ! Le meilleur policier du royaume, l’inspecteur Higgins, est saisi de l’enquête. Pour lui, le suspect privilégié n’est autre que… la momie elle-même! Il est également convaincu que le complot révolutionnaire qui agite les quartiers miséreux de Londres et la disparition de la momie sont étroitement liés. Aidé par une ravissante avocate, lady Suzanna, l’inspecteur Higgins réussira-t-il à résoudre l’énigme, avant l’inévitable procès de la momie ?

 

  • L’auteur : Christian Jacq est né à Paris en 1947, il découvre l’Égypte à treize ans, à travers ses lectures, et se rend pour la première fois au pays des pharaons quatre ans plus tard. L’Égypte et l’écriture prennent désormais toute leur place dans sa vie. Après des études de philosophie et de lettres classiques, il s’oriente vers l’archéologie et l’égyptologie, et obtient un doctorat d’études égyptologiques en Sorbonne avec pour sujet de thèse : « Le voyage dans l’autre monde selon l’Égypte ancienne. »
    Christian Jacq publie alors une vingtaine d’essais, dont L’Égypte des grands pharaons chez Perrin en 1981, couronné par l’Académie française. Il est aussi producteur délégué à France-Culture, et travaille notamment pour « Les Chemins de la connaissance ». En 1987 le succès arrive, avec Champollion l’Égyptien. Désormais, ses romans suscitent la passion des lecteurs en France et à l’étranger : Le Juge d’Égypte, Ramsès, La Pierre de lumière, Le Procès de la momie, Imhotep, l’inventeur de l’éternité. Sa dernière trilogie, Et l’Égypte s’éveilla, a paru chez XO Éditions.
    Christian Jacq est aujourd’hui traduit dans plus de trente langues.

 

  • Ce que Daniel Telliez en pense : Trois meurtres, la disparition d’une momie, une enquête policière, un complot étatique : l’auteur ne manque pas d’idées pour occuper un lecteur qui aura bien du mal à décrocher de ce roman policier. Vous l’aurez compris, l’intérêt de ce roman ne réside pas vraiment dans l’enquête policière, mais surtout dans la trame historique qui lui sert de toile de fond. On apprend beaucoup de choses, de façon ludique et agréable, comme souvent dans les romans de Christian Jacq. Il s’agit donc d’un bon livre, mais ayant déjà lu des livres de l’auteur (notamment la série Ramsès), je le trouve un peu moins envoutant que les autres. Un roman sans prétention qui se lit sans difficulté aucune, l’intrigue est maintenue jusqu’au bout, sur un fond de croyances et de rituels égyptiens. Je conseille donc ce livre à ceux qui aiment les romans policiers et historiques car sans aimer ces deux styles, je crains que par moment le lecteur puisse « s’ennuyer ».

 

L’accusé de John Grisham

Sur les recommandations d’un ami, je me suis lancé dans la lecture de ce thriller inspiré de faits réels.

L'accusé

  • Le résumé de Daniel Telliez : Ce matin de décembre 1982, la jeune Debbie Carter gît, étranglée et violée, au pied de son lit défait.
    La nouvelle pétrifie la petite ville d’Aria, perdue au cœur de l’Oklahoma. Bientôt la fièvre s’empare des services de police, jusqu’au délire. Comment expliquer que Glen Gore, dernière personne à avoir vu la victime vivante, n’ait pas été soupçonné ? Pire : comment accorder du crédit à sa seule version des faits ?
    Un innocent, Ron Willianson, va pâtir de ces grossières erreurs. Certes, son profil ne plaide pas en sa faveur : ancienne gloire locale du base-ball, alcoolique, dragueur invétéré et dépressif chronique, il fait un coupable idéal.
    Mais les charges sont minces. Faux témoignages, interrogatoires musclés, acharnement : le calvaire de Williamson durera douze ans avant qu’il ne soit arraché de justesse au couloir de la mort…

 

  • Le mot de l’éditeur : Par passion de la vérité, un des romanciers les plus célèbres de la planète s’engage dans la lutte contre la peine de mort et prend la plume du journaliste d’investigation pour rechercher comment un scandaleux déni de justice a pu être commis à Ada, petite ville d’Oklahoma…
    « Comment l’erreur a-t-elle été possible ? Qui est responsable ? » Grisham démonte sans complaisance la mécanique policière et judiciaire qui a conduit un innocent jusqu’au « couloir de la mort ». Le 7 décembre 1982, une jeune femme de vingt et un ans, Debbie Carter, est sauvagement violée et assassinée. L’enquête piétine malgré des indices qui conduisent à un ancien ami de lycée avec qui elle a été vue le soir du crime. Cinq ans plus tard, c’est un ancien joueur de base-ball devenu alcoolique, Williamson, qui est arrêté par les policiers chargés de l’enquête ; il est condamné à mort au terme d’une mascarade de procès… Mais l’appel entraîne un autre procès, en 1999. Entre-temps, l’usage des tests d’ADN s’est répandu… L’ami de lycée est inculpé et Williamson innocenté. Douze années se sont écoulées depuis son arrestation.
    Après Truman Capote et Norman Mailer, un écrivain américain passe un fait divers au scanner et le transforme en best-seller.
    « L’histoire de Ron Williamson est plus poignante qu’aucun des romans que je pourrais écrire », avoue Grisham lui-même. Il fallait cependant le talent du romancier pour mettre en scène l’authentique tragédie du héros déchu Ron Williamson, et décrire comment le piège, inexorablement, s’est refermé sur lui. C’est pourquoi L’accusé est bien plus qu’une enquête et bien plus qu’un manifeste : un récit qui vous laisse en état de choc. Rien d’étonnant à ce que les tirages du livre soient ceux des meilleurs thrillers de Grisham : près de trois millions d’exemplaires. Ni à ce que George Clooney ait acheté les droits du livre…

 

  • Ce que Daniel Telliez en pense : Une véritable enquête sur les erreurs judiciaires.L’auteur nous emmène au coeur des méandres de la justice américaine et nous démontre comment le système peut briser la vie d’un homme. J’ai trouvé le roman un peu long, très détaillé mais je suis allé au bout car on s’attache aux personnages et on veut connaître leur destin. L’intrigue compte beaucoup de personnages et à un moment donné, j’ai eu l’impression de consulter les pages blanches d’un annuaire sans toutefois forcément tomber sur un seul numéro de téléphone !  Forcément, on s’y perd même si le fil conducteur demeure visible. En conclusion, je remercie mon ami pour ce livre parfois difficile à lire mais néanmoins très intéressant.

 

Le procès du grille pain

Ces objets qui nous veulent du mal !

le proces du grille pain

  • Le résumé de Daniel Telliez : Une fourchette pour analyser nos repas, un bracelet pour contrôler le fonctionnement de nos organes, bientôt une voiture qui se conduit toute seule… Plus intelligents les uns que les autres – et que nous-mêmes, bien entendu –, les objets connectés font tout à notre place.
    L’âge d’or? Pas si sûr. Il suffit de voir à quel point ceux qui promettaient hier de nous faciliter la vie nous tourmentent aujourd’hui : le grille-pain, le parapluie, la chaise longue, le rouleau adhésif, le portable… L’intelligence n’exclut pas automatiquement la malfaisance.
    Dans la bande des cinquante interpellés ici, les plus énervants ne sont pas les moins astucieux, ce serait trop simple. Chaque objet possède sa manière, subtile ou primaire, de nous faire enrager, d’imposer sa loi et (c’est un comble) de faire de nous sa chose.
    Il était grand temps de mettre un terme à cette situation intolérable et de passer les coupables par les armes de l’humour et de la dérision.

 

  • Les auteurs : Charles Haquet et Bernard Lalanne sont aussi les auteurs d’un Inventaire des petits plaisirs honteux… mais utiles pour supporter le quotidien en temps de crise, où ils s’amusent à décrypter les petits plaisirs qui font la saveur inavouable de nos vies. Charles Haquet et Bernard Lalanne passent en revue 50 objets usuels et nous démontrent, cas pratiques à l’appui, le bien-fondé de ce livre cocasse et décalé. « En cet âge orwellien, où l’on annonce pour demain 80 milliards d’objets connectés, il est certes anachronique d’avoir encore à lutter contre un parapluie ombrageux ou une boîte de sardines récalcitrante. Mais d’un autre côté, c’est plutôt rassurant. » Au détour de l’inévitable rideau de douche qui colle à la peau, on apprendra comment Hitchcock s’y est pris pour traumatiser des générations entières de spectateurs. Le composteur à billets, les chaînes à neige, le GPS, la housse de couette… « Ils n’ont pas fini de nous en faire baver. »

 

  • Ce que Daniel Telliez en pense: le procès du grille pain est un livre drôle et cocasse. Ce livre se lit très vite. Très finement observé, il dénonce avec humour des situations que nos connaissons tous. Un agréable moment en toute simplicité. J’ai vraiment passé un  bon moment avec le procès du grille pain que je vous recommande.

 

 

Le dernier jour d’un condamné

Un plaidoyer contre la peine de mort

le dernier jour

  • Le résumé de Daniel Telliez :

Un condamné à mort raconte sa condamnation, son séjour à Bicêtre, puis à la Conciergerie, décrit les préparatifs de son exécution, sa dernière toilette, le voyage en charrette vers l’échafaud, ses impressions durant les quelques instants de délai qui lui sont accordés, mais qui vont bientôt s’achever.

 Le spectacle du départ des forçats, les noms des condamnés qui l’ont précédé dans sa cellule, la complainte qu’il entend chanter en argot, sa conversation avec le stupide greffier, avec le prêtre, avec les geôliers, avec sa petite fille, tels sont les derniers objets qui occupent sa pensée.

 Ses angoisses, son horreur devant l’idée de la mort font de cette « agonie de trois cents pages » une œuvre d’une « atroce et horrible vérité » (J. Janin).

L’auteur avait choisi ce sujet pour sa valeur dramatique. Dans sa Préface de 1832, Victor Hugo insiste surtout sur sa portée sociale comme attaque contre la peine de mort. La quatrième édition contient une sorte de préface en dialogue : Une comédie à propos d’une tragédie, dans laquelle l’auteur défend son œuvre contre les critiques.

  • Ce que Daniel Telliez en pense :

Un grand débat, toujours d’actualité ! Le condamné n’a pas de nom et c’est lui qui raconte son histoire. On est de suite dans le sujet ! Il n’a plus qu’une seule pensée : « condamné à mort ! » Cette pensée ne le quitte plus.

Cinq semaines plus tôt, se tenait son procès. Il n’y avait pas été plus attentif que cela, mais avait quand-même sursauté quand son avocat avait plaidé pour le bagne et contre « la mort » Il n’était pas d’accord ! La spécificité du livre réside dans le fait que le condamné lui même est le narrateur, ainsi le livre est rédigé comme un journal de bord.

Victor Hugo a voulu se mettre à la place du condamné afin de vivre sa souffrance et faire ressortir le combat qu’il menait pour l’abolition de la peine de mort.Une œuvre très forte.

Le tailleur de Panama

Voici un livre que j’ai eu beaucoup de mal a terminer.

Le tailleur de Panama de John Le Carré

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Le résumé de Daniel Telliez :

Harry Pendel est le meilleur tailleur du Panama. Il habille tout ce que ce petit pays compte de gens influents. Ses conversations sont aussi réputées que ses costumes. Il est l’ami de tous, le confident de beaucoup. Pour Andy Osnard, un espion peu scrupuleux muté à l’ambassade de Grande-Bretagne, Harry ferait un informateur idéal. Le convaincre de collaborer ne sera pas trop difficile puisque Osnard a découvert le secret de son mystérieux passé. Pendel n’a pas le choix. Il doit fournir des informations de première qualité. A défaut de les découvrir, il les invente.

Ce que Daniel Telliez en pense : Loin de moins l’idée de vouloir faire un procès à l’auteur, mais j’ai trouvé ce livre confus, fouillis. J’ai eu du mal à le terminer. Il y a beaucoup de longueur. Moi qui rêvait de se beau pays, j’ai été très déçu. On ne ressent rien de l’ambiance du Panama.

Cependant le personnage de Harry Pendel est attachant. Je dois avouer que c’est certainement grâce à lui que je suis allé au bout de ce livre.

Pour conclure, ce n’est vraiment pas un livre que je recommande.