Coups de fil

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Le téléphone sonne.

    Quand il apprend la mort de Dan, Stu, anéanti, se laisse submerger par ses souvenirs. L’amour qu’il éprouve pour son frère est profond, le deuil insurmontable. De coups de fil en coups de fil, comme s’il tirait au hasard les photographies d’une vieille caisse de souvenirs, Dixon reconstitue le puzzle de la relation complexe qui unit les deux frères.

    Coups de fil est l’oeuvre d’un maître au sommet de son art, tissant la trame d’une famille sur plusieurs générations, par des détours à la fois intimes et infimes qui mènent à l’universel.Dans le style inimitable de Stephen Dixon, mélange de prose à la simplicité trompeuse et d’humour pince-sans-rire, ce roman est le portrait d’un amour fraternel d’une beauté rare.

  • L’auteur : Stephen Dixon est né à New York en 1936. Romancier et nouvelliste de renom, consacré par la critique comme écrivain majeur, son talent a été récompensé par de nombreux et prestigieux prix littéraires et par sa nomination au National BookAward, la distinction la plus honorifique aux États-Unis. Ses romans ont été publiés en France aux éditions Balland.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : «Le téléphone sonne…»Ainsi débute Coups de fil, le douzième roman (paru en 2005 sous le titre Phone Rings) du prolifique Stephen Dixon qui, depuis Work (1977), en a publié quatorze, ainsi qu’une quantité impressionnante de nouvelles.

    Dixon a souvent utilisé comme point de départ à ses romans une péripétie dramatique qui détruit une famille, dont le passé se recompose à coups de flash-back, d’éclairs de mémoire. Coups de fil s’ouvre donc par une sonnerie téléphonique : Stu, enseignant sexagénaire, apprend la mort accidentelle de son frère aîné, Dan. Le lien qui unissait les deux frères était d’autant plus fort qu’ils étaient les seuls survivants d’une fratrie de quatre fils, tous plus ou moins écrivains, ou grands reporters. Stu se remémore les «coups de fil», parfois dramatiques, qui ont ponctué sa longue complicité avec Dan, et notamment l’annonce de la disparition des deux autres frères. Ainsi, au fil du rappel de sonneries passées, c’est tout une vie familiale qui se reconstitue, comme un puzzle en désordre, auquel toujours manqueront des pièces, qui aura toujours ses zones d’ombre.

    Lecture assez agréable. L’auteur parle avec justesse de ce qu’est une fratrie, et des liens qui perdurent, au-delà de tout. La construction est originale : le narrateur tente de reconstituer ce puzzle en se remémorant des échanges téléphoniques. J’ai cependant trouvé le tout un peu trop détaillé et surtout insipide. Il ne me laissera pas une trace indélébile.

 

 

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