Le livre dont vous êtes la victime

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Valentin est un jeune garçon sombre et solitaire, fasciné par les vampires. Lorsqu’il pénètre pour la première fois dans la sinistre Librairie du Styx, un livre à la reliure rouge l’attire irrésistiblement. Il l’achète, pour son plus grand malheur. Car à partir de cette nuit, c’est sa propre histoire qui va s’écrire… malgré lui.
  • L’auteur : Arthur Ténor, de son vrai nom Christian Escaffre, est un auteur de livres pour la jeunesse depuis 1998.Ancien instituteur, il présente ses romans à un éditeur qui lui conseille de s’intéresser au jeune public, conseil qu’il suit avec succès. Il est lauréat du Prix Jeunesse du Salon du Livre d’Histoire de Senlis en 2006 pour La Table de feu (éd. Milan) ou encore du prix de la PEEP 2008 pour les Messagères des abysses (Grasset J). Il a publié des romans pour toutes les tranches d’âge et pratiquement dans tous les domaines. Il est cependant plus connu pour ses récits historiques, notamment sur les deux guerres mondiales, Versailles et Louis XIV ou encore le Moyen Âge. Il réside en Bourbonnais, tout près de Vichy.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Contrairement à d’autres livres destinés aux enfants, je n’ai pas eu l’impression cette fois-ci que l’histoire ne m’était pas adressé. En effet, si là encore les héros sont de jeunes ados – ce qui semble naturel pour un roman jeunesse – l’auteur parvient néanmoins à emporter un public plus large. L’inscription de l’histoire dans son contexte ne m’a pas déçu. Pas plus que les descriptions. Les 190 pages du livre y sont sans doute pour quelque chose …Voilà qui change des livres dont vous êtes le héros !
    Le livre qu’a acheté Alex chez un mystérieux libraire a la particularité de s’écrire au fur et à mesure que son lecteur réagit. Faire le bon choix, interpréter correctement les instructions, réaliser son rêve d’aventures… une jolie mise en abymes de la littérature et des échappées belles qu’elle permet !  Dans cette histoire, il y est question d’amour mais aussi d’obéissance envers une dépendance : doit-on oui ou non obéir à celui qui nous guide ? Et si non, y-a-t-il des conséquences ?
    J’ai passé un très bon moment durant cette lecture qui est haletante.
    En conclusion, je dirais qu’en lisant ce livre, vous êtes vous-mêmes victime de ne plus pouvoir le quitter tant qu’il n’est pas terminé !
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Nuage de cendre

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  • Le résumé de Daniel Telliez : À la fin du XVIIIe siècle l’Islande connait une terrible famine, à la suite de changements climatiques, en 1783, des éruptions volcaniques apocalyptiques recouvrent le territoire de cendre et détruisent les récoltes. C’est sur cette toile de fond que deux représentants de l’autorité coloniale danoise vont s’affronter dans un conflit que devra juger l’assemblée populaire traditionnelle. À partir d’un fait divers historique, l’auteur construit une ambiance et des personnages fascinants. La rivalité des deux hommes va se cristalliser autour de deux personnages, Sunnefa et son frère Jon, coupables d’inceste et victimes de la société traditionnelle luthérienne. Le Choeur varié qui commente la tragédie permet une grande diversité de points de vue, voix, lettres et journaux des protagonistes font lentement progresser le mystère autour du crime central. Comme toujours dans les romans de Cooper la nature est un personnage à part entière, les glaciers, les déserts et les torrents intensifient les sentiments et les haines qui se développent ici.
  • L’auteur : Dominic Cooper est un écrivain écossais né dans la région d’Argyll, et il y réside encore aujourd’hui.Il est l’auteur de trois romans accueillis favorablement par le public et la critique. Le Cœur de l’hiver, son premier ouvrage, est publié en 1975 et reçoit le Somerset Maugham Award, prestigieuse distinction littéraire britannique. Son deuxième livre, Sunrise, est publié en 1976, suivit de Men at Axlir en 1978.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Autant le dire tout de suite, j’ai du m’accrocher à ce roman, un brin perdu dans un récit qui sans être confus est pour le moins touffu. Le roman ne comportent que 236 pages mais je ne suis parvenu à le lire qu’à petite dose tant l’atmosphère est pesante et étouffante.Le récit se déroule sur plusieurs années, au cours desquelles le frère et la sœur vont être séparés, en attente d’un jugement, risquant la peine de mort.  Le récit va dès lors croiser les points de vue. A partir d’un fait divers, Dominic Cooper essaie d’imaginer ce qui a pu motiver les protagonistes ainsi que la réaction des habitants. Reste l’écriture magistrale de Dominic Cooper qui fait que ce livre vaut quand même le détour, même si sa lecture n’est pas toujours de tout repos. Si vous aimez les romans sur les secrets de famille, les rancunes et vengeances et que vous aimez vous perdre dans les recoins glacés de l’Islande, ce livre vous intéressera, même si vous souffrez un peu devant tant de noms imprononçables.

PING PONG

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Existe-t-il un lien entre un tampax qui attend don heure au fond d’une boîte, un névrosé en proie à des convulsions meurtrières lorsque sa voisine se méprend sur la paternité du célébrissime Kind of Blue de Miles , ou encore un sans-papiers congolais qui fonce vers la mort, des diams plein les poches? A priori, non. Mais ce serait sans compter avec l’imagination de Marc Viallard et de Jean-Bernard Pouy, qui conjuguent leur verve et leur talent dans ce recueil où les textes s’enchaînent selon le principe du « cadavre exquis ». Réuni pour la première fois dans un livre, le duo nous conte la violence et le tragique de ce monde à coups d’ironie grinçante et d’humour décapant.
  • Les auteurs :

Marc Villard a plus d’une corde à son arc: en plus d’être écrivain, il est également concepteur graphique, scénariste et dialoguiste pour le cinéma et la télévision. Il débute en littérature en 1971 avec un recueil de poèmes intitulé « L’ Amer ». Il anime par la suite plusieurs revues avec des amis poètes comme Darnaudet, Messac et Labarrière. En 1981, il publie alternativement un roman noir, « Légitime démence », un premier recueil de nouvelles, « Nés pour perdre » et un scénario, « Neige ». Il va s’affirmer comme l’un des meilleurs nouvellistes de sa génération avec trois cents nouvelles écrites. Après plusieurs textes remarqués par leur noirceur, il entre à la « Série noire » en 1984 avec « Ballon mort ». Il a collaboré pendant dix ans au Monde de la musique et a écrit des films pour Cyril Collard, Brigitte Roüan et Juliet Berto. Dans ses nouvelles, ses héros sont presque toujours des victimes de la société qui finissent tragiquement. Depuis plusieurs années, il propose des lectures de ses textes accompagné par des musiciens de jazz: Pierrick Pedron, Eric Le Cardinal, Bernard Lubat, Dominique Delahaye.

Auteur incontournable du roman noir français, inventif et prolifique, Jean-Bernard Pouy a reçu, en 2008, le Grand Prix de l’Humour Noir pour l’ensemble de son œuvre. Défenseur acharné du roman populaire (Prix Paul Féval 1996), il est à l’origine de la création, en 1995, de la série consacrée au personnage Gabriel Lecouvreur, dit Le Poulpe, aux éditions Baleine dont il est l’un des fondateurs. Adepte de l’Oulipo, il pratique assidûment l’écriture à contraintes ; il participe notamment à l’émission « Des Papous dans la tête » sur France Culture. Depuis 2006, il est directeur de collection Suite noire aux Éditions La Branche, qui se veut la digne héritière de la prestigieuse « Série noire » de Gallimard. En 2014, il a été filmé pour l’anthologie cinématographique Cinématon de Gérard Courant. Il est le numéro 2834 de la collection.

  • Ce que Daniel Telliez en pense : Nous voilà donc plongés dans un enchaînement de nouvelles qui se font écho, tel un jeu de ping-pong, comme l’annonce le titre.
    La prouesse et l’intérêt majeur de ce recueil réside bien entendu dans le procédé choisi par les deux auteurs pour le construire ensemble. Un duo parfait.  Les textes sont à la fois drôles et graves et mettent en perspective diverses tranches de vie. du tampax dans sa boîte attendant d’être utilisé, au sportif dopé qui succombe à une overdose, en passant par des supporters du PSG plus que limites ou encore une contrebasse qui passe de main en main. On se laisse embarquer en clandestins dans ces courtes histoires, ces tranches de vie qui nous happent dans une sorte de délice coupable. Une lecture inhabituelle mais vraiment très sympa !

 

L’accusé de John Grisham

Sur les recommandations d’un ami, je me suis lancé dans la lecture de ce thriller inspiré de faits réels.

L'accusé

  • Le résumé de Daniel Telliez : Ce matin de décembre 1982, la jeune Debbie Carter gît, étranglée et violée, au pied de son lit défait.
    La nouvelle pétrifie la petite ville d’Aria, perdue au cœur de l’Oklahoma. Bientôt la fièvre s’empare des services de police, jusqu’au délire. Comment expliquer que Glen Gore, dernière personne à avoir vu la victime vivante, n’ait pas été soupçonné ? Pire : comment accorder du crédit à sa seule version des faits ?
    Un innocent, Ron Willianson, va pâtir de ces grossières erreurs. Certes, son profil ne plaide pas en sa faveur : ancienne gloire locale du base-ball, alcoolique, dragueur invétéré et dépressif chronique, il fait un coupable idéal.
    Mais les charges sont minces. Faux témoignages, interrogatoires musclés, acharnement : le calvaire de Williamson durera douze ans avant qu’il ne soit arraché de justesse au couloir de la mort…

 

  • Le mot de l’éditeur : Par passion de la vérité, un des romanciers les plus célèbres de la planète s’engage dans la lutte contre la peine de mort et prend la plume du journaliste d’investigation pour rechercher comment un scandaleux déni de justice a pu être commis à Ada, petite ville d’Oklahoma…
    « Comment l’erreur a-t-elle été possible ? Qui est responsable ? » Grisham démonte sans complaisance la mécanique policière et judiciaire qui a conduit un innocent jusqu’au « couloir de la mort ». Le 7 décembre 1982, une jeune femme de vingt et un ans, Debbie Carter, est sauvagement violée et assassinée. L’enquête piétine malgré des indices qui conduisent à un ancien ami de lycée avec qui elle a été vue le soir du crime. Cinq ans plus tard, c’est un ancien joueur de base-ball devenu alcoolique, Williamson, qui est arrêté par les policiers chargés de l’enquête ; il est condamné à mort au terme d’une mascarade de procès… Mais l’appel entraîne un autre procès, en 1999. Entre-temps, l’usage des tests d’ADN s’est répandu… L’ami de lycée est inculpé et Williamson innocenté. Douze années se sont écoulées depuis son arrestation.
    Après Truman Capote et Norman Mailer, un écrivain américain passe un fait divers au scanner et le transforme en best-seller.
    « L’histoire de Ron Williamson est plus poignante qu’aucun des romans que je pourrais écrire », avoue Grisham lui-même. Il fallait cependant le talent du romancier pour mettre en scène l’authentique tragédie du héros déchu Ron Williamson, et décrire comment le piège, inexorablement, s’est refermé sur lui. C’est pourquoi L’accusé est bien plus qu’une enquête et bien plus qu’un manifeste : un récit qui vous laisse en état de choc. Rien d’étonnant à ce que les tirages du livre soient ceux des meilleurs thrillers de Grisham : près de trois millions d’exemplaires. Ni à ce que George Clooney ait acheté les droits du livre…

 

  • Ce que Daniel Telliez en pense : Une véritable enquête sur les erreurs judiciaires.L’auteur nous emmène au coeur des méandres de la justice américaine et nous démontre comment le système peut briser la vie d’un homme. J’ai trouvé le roman un peu long, très détaillé mais je suis allé au bout car on s’attache aux personnages et on veut connaître leur destin. L’intrigue compte beaucoup de personnages et à un moment donné, j’ai eu l’impression de consulter les pages blanches d’un annuaire sans toutefois forcément tomber sur un seul numéro de téléphone !  Forcément, on s’y perd même si le fil conducteur demeure visible. En conclusion, je remercie mon ami pour ce livre parfois difficile à lire mais néanmoins très intéressant.