Last call

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Il entre chez ses victimes sans effraction. À croire qu’elles lui ouvrent la porte avec un sourire et lui offrent un café avant de finir le crâne défoncé, le visage mutilé, un téléphone à la main. À qui font-elles suffisamment confiance pour oublier les verrous, les digicodes et les caméras de sécurité, sinon à un maître des faux-semblants ? L’inspecteur Joe Lucchesi, du département de la police de New York, est chargé de diriger l’enquête. Mais cette affaire ravive chez lui des blessures encore béantes : une fois, déjà, il a permis à un monstre de s’introduire dans son intimité, de meurtrir sa femme et son fils. Face au Visiteur, comme la presse surnomme le tueur qui terrifie les New-Yorkais, Joe Lucchesi n’a pas le droit de baisser la garde.
  • L’auteur : Diplômée en journalisme, Alex Barclay (de son vrai nom « Yve Williams ») a démarré sa carrière dans le monde de la mode et de la beauté.Elle a également exercé le métier de copywriter dans les plus grands studios de création avant d’écrire son premier roman, Darkhouse, best-seller international. Elle vit aujourd’hui dans la région de Dublin.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Last Call est la suite des aventures de Joe Lucchesi après le premier livre Darkhouse. La famille Lucchesi est revenu à New York meurtris par les événements ayant eu lieu en Irlande. L’inspecteur va devoir enquêter sur un tueur en série particulièrement violent qui mutile le visage de ces victimes avant de les achever. « A qui passeriez-vous votre dernier coup de fil ? »
    La couverture et le résumé étaient plein de promesses… malheureusement pas tenues lors de la lecture. Je n’ai pas accroché plus que ça à cette intrigue. Cela reste un thriller entendu, sans rien d’original et qui ne sort pas du lot. Bref, un polar qui ne restera pas dans mes annales, un souvenir déjà lointain…
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TRIBUNAL

Glaçant…

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Marko Kovac, ancien chef d’une unité d’élite de l’armée serbe appelée « les Loups », est incarcéré à La Haye dans l’attente de son procès devant le tribunal pénal international. Il est accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité perpétrés pendant la guerre en Bosnie. Au terme d’une longue enquête, Jasna Brandic, des forces spéciales internationales, a réussi à mettre la main en Albanie sur un témoin capital pour l’accusation. Le jour de l’audition tant attendue par les familles des victimes, rien ne se passe comme prévu. Malgré son découragement et au péril de sa vie, dans une ex-Yougoslavie loin d’être apaisée, Jasna décide de suivre une nouvelle piste pour apporter des preuves irréfutables devant le tribunal.
  • L’auteur : André Georgi est né en 1965 à Copenhague. Il a grandi à Berlin avant d’étudier l’allemand et la philosophie à Fribourg, Berlin et Vienne. Il est l’auteur de nombreux scénarios de séries policières pour la télévision et a également adapté des nouvelles pour le cinéma. Tribunal est son premier roman.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Un premier roman d’une effroyable efficacité, passionnant et glaçant. Pour condamner l’un des pires criminels de guerre encore en vie, Jasna Brandic, enquêtrice des forces spéciales internationales se retrouve confrontée à une décision impossible : faire confiance à un meurtrier de masse en cavale ou risquer de perdre un procès attendu par des milliers de victimes. La première partie est très prenante et nous fait directement rentrer dans l’histoire. L’auteur est également scénariste et ça se sent. Le début est très « visuel », avec un découpage en multiple petites scènes qui donne un rythme insensé. Tribunal expose avec brio les tenants et les aboutissants complexes de la justice internationale et soulève de nombreuses questions, éthiques, historiques, politiques. Un très bo thriller que je recommande.

Brunetti et le mauvais augure

Sans surprise…

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Venise, un été de canicule. Le commissaire Brunetti ne rêve que de se retirer dans la fraîcheur des montagnes en famille à l’abri des hordes de touristes quand l’inspecteur Vianello lui confie ses soucis : sa tante, une vieille dame crédule, obsédée par les horoscopes, divinations et prédictions en tous genres, retire de grosses sommes d’argent et il soupçonne un gourou peu scrupuleux de lui extorquer des fonds. Brunetti accepte de lui prêter main-forte et leur enquête informelle les conduit chez le mystérieux Stefano Gorini. Mais leurs efforts tournent court quand un greffier est victime de meurtre, anéantissant les espoirs de Brunetti de passer quelques vacances bien méritées…
  • L’auteur : Donna Leon, née en 1942 dans le New Jersey, a exercé plusieurs métiers comme guide de voyage à Rome, rédactrice publicitaire à Londres et enseignante de littérature, notamment en Suisse, en Iran et en Arabie saoudite et de 1981 à 1999 dans une base de l’armée américaine située près de la Cité des Doges. C’est ici qu’elle a commencé à écrire des romans policiers.

    Son premier roman, Mort à la Fenice a été couronné par le prestigieux prix japonais Suntory, qui récompense les meilleurs suspenses.
    Elle vit à Venise depuis plus de vingt ans, ville où se situent ses intrigues policières. Les enquêtes du commissaire Brunetti ont conquis des millions de lecteurs à travers le monde et ont toutes été publiées aux éditions Calmann-Lévy en France.

  • Ce que Daniel Telliez en pense : Une très bonne nouvelle aventure du commissaire Brunetti, dans laquelle Donna Leon s’en prend à ses malfrats de prédilection : les escrocs qui abusent de la crédulité de leurs victimes. Elle avait déjà évoqué le problème des arnaques à plusieurs reprises mais ici c’est le sujet même du roman. Une histoire bien construite, des personnages complexes et des situations réalistes. On entre de plain pied dans le petit monde judiciaire vénitien, depuis le laboratoire de l’hôpital où officie le Docteur Rizzardi jusqu’aux audiences du palais de justice, où tout le monde se connaît, s’épie, s’aime ou se déteste. Le livre se traîne cependant un peu en longueur sur la première moitié. L’auteure profite de la lourdeur météorologique pour aborder des sujets qui lui sont sans aucune doute de plus en plus cher puisqu’ils prennent de plus en plus de place dans ses romans : elle dénonce bien sûr l’ampleur affolante du tourisme dans sa ville, Venise, mais dénonce également les malversations des politiques et en conséquence du désintéressement des italiens pour ceux-ci, des malversations des entrepreneurs et même de la corruption de la justice. Malgré ces caractéristiques qui laissent un sentiment de déjà lu, on se laisse emporter par la virtuosité de la plume et une certaine passion pour le sujet.